Gouni, un puits pour la santé

 

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Gouni : un puits pour la santé

Gouni est le petit village qui s'étend derrière le fleuve Niger, face à Koulikoro. S'y rendre est un immense plaisir : traverser, en pirogue un fleuve de plus d'un kilomètre de large, rencontrer le chef du village et les habitants, revenir à Koulikoro, au petit soir dans la lumière du soleil couchant. Une correspondance scolaire se mit en place entre les enfants du village et l'école de Sennecey, proche de Quetigny.
Distribution du courrier dans une classe de Koulikoro


En octobre 1993, le directeur de l'école, Zoumana Coulibaly, après une visite du bosquet Sennecey, planté de nims, fit part de ses préoccupations : "nous sommes heureux des échanges avec Sennecey, honorés des visites de Bous et de Quetigny, mais nous avons de gros problèmes de santé surtout les enfants qui sont atteints de bilharziose".

En effet, les enfants pour la toilette et la lessive, l'eau pour la cuisine, ou tout simplement jouer, étaient quotidiennement les jambes dans le Niger, futures victimes de la maladie. 75% des élèves étaient concernés.
Des stagiaires de l'ENESAD ont alors eu pour mission de déterminer le nombre de personnes atteintes de la maladie, d'effectuer un travail de sensibilisation sur l'origine de la maladie et préciser l'intérêt de l'utilisation du forage, de réfléchir à la mise en place d'un système assurant une diminution de la contamination par l'eau du Niger tout en permettant son utilisation. Les Comités européens ont décidé rapidement de faire exécuter un forage. Entre les études de faisabilité, les devis, le forage lui-même, il fallut attendre 3 ans pour qu'une eau saine coule. En 1997, le forage était opérationnel dans l'enceinte de l'école, à l'orée du bosquet Sennecey.

Nous avions souhaité que la mise en marche du forage soit liée à un règlement de fonctionnement (prix de l'eau au seau, au bidon, heures d'ouvertures,…..) cela n'a pas été possible pour des raisons locales, notamment politiques.
Maintenant le forage ne connaît pas de pause. Il fait l'unanimité. Des travaux ont été nécessaires pour remettre en état la margelle. Les femmes gestionnaires ont fait cotiser les utilisateurs. Le forage de Gouni appartient à la population qui le gère de façon complètement autonome. Après 4 à 5 années de fonctionnement du forage, les étudiants de l'ENESAD essaieront de mettre en évidence l'intérêt de cet investissement sur l'évolution de la maladie.

 

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