L'Ecole à Koulikoro

 

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Salle de classe avec enfants

En 2013, il y a sur l'ensemble de la commune de Koulikoro : 20 écoles élémentaires de 6 classes, réparties sur 8 groupes scolaires dans lesquels il peut y avoir entre 1 et 4 écoles de 6 classes et 4 jardins d'enfants publics. Se développent aussi, de plus en plus, des structures privées, à but lucratif, dirigées par des opérateurs économiques (entrepreneurs), souvent des enseignants à la retraite. Cela dit, les établissements publics scolarisent la majeure partie des enfants de Koulikoro, soient près de 80% de la population enfantine.

Ces dernières années, on observe un déficit en formation des enseignants. De plus en plus, ceux-ci ont un statut de vacataires, parfois précaires. Par ailleurs, des organismes internationaux font pression pour réduire le nombre de fonctionnaires. Ces orientations ne permettent pas d'assurer une école de qualité et le taux d'échec aux examens est très important. Cette situation est inquiétante, voire alarmante.

Toutefois, on peut se réjouir de voir une scolarisation de masse se développer : le taux de scolarisation est passé de 25% au début du Jumelage, à 60% en 2011. Depuis, les conditions d'accueil se sont améliorées : les maîtres n'ont plus, à Koulikoro, des effectifs pléthoriques qui dépassaient parfois 100 enfants par classe !

Cette hausse de la scolarisation a permis une importante évolution positive quant à la scolarisation des filles. Une conseillère pédagogique a même été nommée à cette fin.

Le Partenariat éducatif et le comité de Jumelage-Coopération devront donc, dans cette perspective, œuvrer encore ensemble pour soutenir cette belle entreprise qu'est l'avenir des enfants.

Au Mali, la structure des études est calquée sur celle de la France: jardins d'enfants, 6 années au 1er cycle de l'Enseignement Fondamental (école élémentaire) avec un examen d'entrée en second cycle "du Fondamental" (= Collège) qui comporte 3 années d'études ponctuées par le DEF (Diplôme de l'Enseignement Fondamental). Ensuite viennent les établissements de formation professionnelle, le lycée …

 

Deux grandes différences existent au-delà du nombre d'enfants par classe :

  • L'âge d'un enfant n'est pas un obstacle à la scolarité. Il arrive que des enfants de plus de 10 ans arrivent en 1ère année du Fondamental (= CP) ou qu'une jeune fille, malgré son très jeune âge, ait suspendu son parcours scolaire en raison d'une grossesse précoce. Les enseignants feront leur possible pour convaincre les parents de l'importance du retour à l'école.

 

  • L'enseignement en début du Fondamental est pratiqué en langue nationale (bamanankan à Koulikoro, senoufo à Sikasso, dogon à Bandiagara,…) dans laquelle se font les apprentissages dits fondamentaux (lecture, mathématiques,…) avec introduction progressive du français qui est la langue officielle et celle dans laquelle se poursuivent les études à partir de la 6ème année "du Fondamental" (= CM2).

photo d'un livre en bamanankan

  • Cet usage de la langue nationale, au cours des premières années de scolarisation, est souvent remis en cause et peut détourner les parents vers l'enseignement privé où seul le français est utilisé.

 

 

 

 

 

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