Soutien aux activités rurales

 

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Périmètre irrigué de Fougadougou :

 

Ce fut le premier projet de développement agricole engagé par le jumelage, qui permettait à la fois de mettre en place l'irrigation d'une surface plantée en agrumes fructifiant en contre-saison et de protéger ce périmètre se situant à proximité d'une zone de passage des troupeaux de bovins migrant vers Bamako. Une importante expérimentation a été faite de clore ce périmètre par des plantations de pourghère (Jatropha), permettant par ailleurs de produire un carburant végétal alimentant la motopompe dont a été doté le village de Fougadougou.

 

 

Greniers de soudure :

 

Deux villages ont reçu l'appui du Comité de Jumelage Coopération de Quetigny, l'un Mafeya est situé à quelques kilomètres de Koulikoro ; l'autre, Dianguinébougou est "derrière le fleuve", c'est-à-dire sur l'autre rive du Niger par rapport à Koulikoro, à une vingtaine de km.

 

Traditionnellement, un stock céréalier familial et individuel

Chaque famille stocke sa production dans un grenier individuel,

Cependant, à la récolte, les paysans doivent vendre du grain pour disposer de ressources monétaires. Le marché se sature et les cours s’effondrent.

Plus tard, les stocks individuels sont souvent insuffisants et les producteurs doivent racheter du grain à des prix plus élevés.

 

Un grenier collectif autogéré

Construire un grenier collectif a pour objectifs de sécuriser l’approvisionnement céréalier en mauvaise année et de transférer la spéculation au bénéfice des agriculteurs.

Le village a construit le grenier, le comité de jumelage a lancé une souscription qui a permis de financer un stock initial.

 

Une possibilité de pérennisation

En cas de besoin, les agriculteurs empruntent au grenier et remboursent, au moment de la récolte suivante, avec un intérêt de 15%.

Un emprunt de 100 kg est remboursé 115 kg ; cette quantité permet :

- la reconstitution du stock initial et la vente de l’excédent, à une date où le prix est intéressant pour le producteur,

- le remboursement du prêt initial, le traitement contre les insectes ravageurs et une rémunération des membres du comité de gestion.

Lorsque le village a remboursé, l’opération peut être conduite ailleurs. C’est ce qu’a fait le comité de jumelage en renouvelant l’opération au village de Djanguinebougou (en cours).

 

Le conseil de village de Dianguinebougou

 

La bananeraie de Kayo

 

Le village de Kayo est le premier quartier de la commune de Koulikoro traversé en venant de Bamako par la route goudronnée. Créée en 1987, la bananeraie est un petit périmètre irrigué, de 4,7 ha, géré par une coopérative villageoise de 22 membres. Elle fonctionne grâce à un groupe motopompe qui prélève l’eau dans le Niger puis la refoule dans un bassin. Puis l’eau est distribuée, par gravité, dans un réseau de canaux jusqu’aux calants (parcelles de base) où sont plantés les bananiers.

Lorsque, fin 2006, le groupe motopompe est tombé en panne (non réparable), la coopérative a sollicité l’aide des comités de jumelage de Bous et Quetigny.

 

La bananeraie de Kayo

 

 

Etude de rentabilité

 

- la demande nationale en bananes représente le tiers de la production du Mali,

- les coopérateurs de Kayo disposent de parts au marché de Badalabougou,

- ils peuvent accéder, par pirogue, aux marchés inexploités du nord du pays,

- la bananeraie permet d’envisager un revenu mensuel supplémentaire de 2/3 du SMIG qui est, en 2014, de 28 465 CFA (= 43,39 €)

-  il est possible de rembourser la motopompe et de constituer un fonds de réserve.

                        (ONG malienne « TJIWARA »)

Au vu des résultats de cette étude, les comités de jumelage de Bous et Quetigny ont décidé de prêter, 8 500 000 F CFA =13 000 € sur 10 ans, la valeur d’un groupe motopompe, sous réserve d’une formation technique et comptable.

Les remboursements ont pris du retard et les membres du ton villageois n'ont pas encore constitué le fonds de réserve ; les coopérateurs se sont engagés à remédier à cette situation.

La motopompe du périmètre irrigué de Kayo

 

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