Microprojets féminins

 

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Axes de coopération > microprojets et solidarité avec les femmes de Koulikoro

 

 

Les prêts aux femmes de Koulikoro

 

L'insertion des femmes de Koulikoro dans la coopération entre les trois villes nécessite une démarche volontaire. Les femmes de Koulikoro sont très attachées à leur autonomie financière, c'est leur moyen de reconnaissance sociale. Elles donnent la priorité à leur fonction économique dans la coopération.

Octobre 2013 : Tontine de l'association des femmes de Kolebougou

 

Il est important de préciser que ces prêts attribués aux femmes de Koulikoro correspondent à des crédits d’investissement et non des crédits de consommation qui eux ne génèrent pas d’argent.

 

Plusieurs types d’activités ont été entrepris avec parmi elles :

L’élevage, qui, malheureusement jusqu’à maintenant, s’est soldé par un échec car les animaux meurent et les femmes ne peuvent donc plus rembourser leur prêt.

Le maraîchage a toujours bien fonctionné et, parfois, a même permis aux femmes de se reconvertir afin de rembourser leur prêt quand leur première activité n’était pas viable.

Des commerçantes au marché de Koulikoro Bah

 

Le commerce, quant à lui, a été largement plébiscité car vendre permet d’avoir une certaine reconnaissance sociale même si le gain final n’est pas très important.

 

Pour exemple, ci-dessous, un tableau récapitulatif de remboursement typique.

 

Cas concret : Fabrication et vente de galettes devant la mosquée le vendredi

a priori emprunt de 9 000 CFA = 13,72 € à rembourser sur 3 semaines

Compte de résultat prévisionnel sur une semaine (unité F CFA = 0, 656 €)

 

charges   produits  

3 kg de petit mil

4 kg de farine

Levure de bière

500 g de sucre

1 lot de sacs en platique

Bois de chauffage

provision pour renouveler la marmite sur 10 ans

salaire pour vivre

750

1 400

100

750

150

100

10

1 000

vente des galettes 6 250
Total 4 260 Total 6 250

Les participantes pensent disposer de 1 990 CFA chaque semaine pour rembourser le prêt.

Des remarques comme : "Vous ne pouvez pas espérer que cela fonctionne si bien chaque semaine :

                                   Si vous tombez malade un vendredi ?

                                   Si vous devez aller à un baptême, un mariage, des obsèques ?

                                   Si une fois il y a moins de monde qui vient à la mosquée ? "

"jettent un froid" dans le groupe de participantes, il faut revoir le délai de remboursement.

 

En plus de ce manque de réalité face au délai de remboursement, il y a aussi le problème de l’instruction des femmes, de leur confiance dans les banques, des comptes qui ne sont pas forcément séparés entre les hommes et les femmes et enfin le veuvage qui entraine certains problèmes de propriétés envers le reste de la famille.

 

 

 

  Une teinturière

 

 

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