BP 17/02/13 Forum des Associations

 

Le Bien Public

Forum Quetigny : ensemble avec le Mali

le 17/02/2013
 

La présentation du forum par le maire aux côtés de la député Kheira Bouziane, de Bob Diawara, et de Ghislaine Chenu, vice-présidente du comité de jumelage.  Photo Bernard Cercley

La présentation du forum par le maire aux côtés de la député Kheira Bouziane, de Bob Diawara, et de Ghislaine Chenu, vice-présidente du comité de jumelage. Photo Bernard Cercley

 

Le forum réunissant les ­associations en lien avec le Mali a été l’occasion de dresser un bilan réaliste sur la situation malienne.

 

Samedi 9 février, l’espace Mendès-France a accueilli le forum réunissant plusieurs associations de Bourgogne et de Franche-Comté en relation avec le Mali.

 

Cette journée, organisée par le comité de jumelage coopération Quetigny-Koulikoro a réuni notamment les associations Bourgogne-Mali (Nuits-Saint-Georges), Lacim de l’Oze (Les Amis d’un coin de l’Inde et du monde), l’Association malienne de Dijon (AMD) et le Calao de Dole. Stands, discussions, présentations ont été au programme de cette journée entrecoupée d’un repas malien.

Plusieurs animations ont ponctué ce forum : films documentaires, quiz, jeux pour enfants, lectures par l’association Délivreurs de mots, expositions de Yann Arthus-Bertrand “L’eau, une ressource vitale”, de photos et d’objets usuel du Mali, rencontre autour des stands des associations ­participantes.

Le thème principal de ce forum a été celui de l’eau avec les exposition “Eau, sol, plantes” et “Eau, santé” présentées par Calao productions et une ­conférence de Philippe Mouton expert à Programme Solidarité Eau “L’eau en milieu rural et semi-urbain au Mali” et la loi Oudin-Santini avec ses modalités d’application et nouvelles opportunités de ­financement.

Les membres des associations et le public venu découvrir le forum ont pu écouter Bob Diawara, membre de l’AMD qui a décrit avec précision le contexte actuel tout en mettant l’accent sur une situation dont on peut penser qu’elle est stabilisée mais qui est, finalement, plus compliquée que cela.

Le maire Michel Bachelard, président du jumelage avec Koulikoro, a salué celles et ceux qui, comme Quetigny, ont une passion pour le Mali. Il en a été de même pour la ­députée Kheira Bouziane déclarant que la problématique du Mali ne la laisse pas indifférente.

Tous responsables

« Depuis un mois, avec l’intervention des forces françaises, les choses ont fondamentalement changé, ajoute Bob Diawara, qui était déjà intervenu en juin pour apporter un éclaircissement conforme à la réalité. À 24 heures près, ça aurait été la fin du Mali car, avec l’arrivée des islamistes à Bamako, l’appareil d’État aurait été entre leurs mains ». L’intervenant a décrit la situation dans laquelle est plongé le peuple malien et comment il est en arrivé à ce stade, n’oubliant pas d’évoquer la faillite de la classe politique et une armée sous équipée, qui ne peut rien faire à elle seule.

Pour Bob Diawara, l’intervention française était nécessaire et légitime mais aussi essentiellement sécuritaire car il n’y a pas d’intérêt économique au Mali.

Optimiste mais également tempéré, il en appelle à la responsabilité de tous les Maliens de s’investir profondément dans leur pays, ajoutant : « On est tous responsables ».

 

Parmi l'assistance lors de la conférence de Bob Diawara sur la situation au Mali  . Photo Bernard Cercley  Marie-Therese Cercley

Parmi l'assistance lors de la conférence de Bob Diawara sur la situation au Mali . Photo Bernard Cercley  Marie-Therese Cercley



Réagir